jeudi 1 septembre 2011

Méditation sur l'avenir du Parti Québécois


L'initiative de M. Drainville, on le voit, est inacceptable dans le contexte actuel où ce sont la presse et les partis qui décident comment donner la parole aux citoyens. Cette façon de faire (qui a été privilégiée pendant des décennies) est maintenant sérieusement remise en question par la nouvelle génération. S'il était économique de contrôler ce qui se dit sur Internet dans une démocratie, la question serait vite réglée par les élus en poste. Mais ce n'est pas le cas. (Et c'est tant mieux!)

Le PQ, dans sa situation actuelle, n'a rien à gagner politiquement à protéger son image dans la presse et ses membres sont ouverts à des changements importants sur la nature même du rôle des partis politiques.

Je propose de considérer la question dans le contexte à venir, c'est -à-dire dans lequel la presse sera plus libre et les citoyens se reconnaîtront plus volontiers dans leurs élus.

Dans ce contexte, l'initiative de M. Drainville est louable, même si ses propositions sont à rejeter en bloc. Messieurs, dames, du PQ, faites preuve de prévoyance et pensez à l'héritage politique que vous voulez laisser à vos enfants et petits-enfants.

Rejetez les idées qui prônent la destruction de l'État et rejetez les idées qui infantilisent la population. L'État démocratique est le seul qui rende des comptes à tous les citoyens, il ne doit pas être détruit. Les citoyens ne sont pas stupides, peu importe les intentions qu'on veut leur prêter. Concentrez-vous sur les mesures qui favoriseront la liberté de presse et qui mettront fin à la mainmise des partis sur la politique.